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	<title>Sillage</title>
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	<description>Ile dans l’air, bateau sur l’eau, homme dans sa vie, tous sillages, volutes, éphémères. Une idée, donc, une seule : être sillage. Légèrement sillage.</description>
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		<title>Le phare et le baromètre</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Mar 2009 15:15:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alakaluf</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Le phare d&#8217;Ar-Men lors de la temp&#234;te du 9 d&#233;cembre 2007. La hauteur de la tour est de 37 m&#232;tres. Soit plus d&#8217;une dizaine d&#8217;&#233;tages. Belle vague&#8230; &#169; Beno&#238;t Stichelbaut / Sea &#38; Co. &#160; Vrai ou pas, quelle importance ? Ce r&#233;cit est. Et c&#8217;est bien. &#171;Un jour, un de mes coll&#232;gues m&#8217;a appel&#233;<a href="http://Alakaluf.blogs.voilesetvoiliers.com/2009/03/12/Le-phare-et-le-barometre/" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img border="0" src="/wp-content/blogs.dir/19/files/default_19/ads-4-1.jpg" alt="" /> <br />
<span style="color: rgb(0, 0, 0);"><em><strong>Le phare d&#8217;Ar-Men lors de la temp&ecirc;te du 9 d&eacute;cembre 2007. La hauteur de la tour est de 37 m&egrave;tres. Soit plus d&#8217;une dizaine d&#8217;&eacute;tages. Belle vague&hellip; &copy; Beno&icirc;t Stichelbaut / Sea &amp; Co</strong></em>.</span></p>
<p>
&nbsp;</p>
<p>Vrai ou pas, quelle importance ? Ce r&eacute;cit est. Et c&rsquo;est bien.</p>
<p>&laquo;Un jour, un de mes coll&egrave;gues m&rsquo;a appel&eacute; au t&eacute;l&eacute;phone. Il voulait m&rsquo;entretenir d&rsquo;un de ses &eacute;tudiants, qui venait de passer un examen avec lui. Mon coll&egrave;gue estimait qu&#8217;il devait lui donner un z&eacute;ro &agrave; une question de physique, alors que l&#8217;&eacute;tudiant r&eacute;clamait un 20. Le professeur et l&#8217;&eacute;tudiant se mirent d&#8217;accord pour choisir un arbitre impartial &ndash; et je fus d&eacute;sign&eacute;.</p>
<p>Je lus la question de l&#8217;examen : <em>&ldquo;Montrez comment il est possible de d&eacute;terminer la hauteur d&#8217;un phare &agrave; l&#8217;aide d&#8217;un barom&egrave;tre.&rdquo;</em></p>
<p>L&#8217;&eacute;tudiant avait r&eacute;pondu : <em>&ldquo;On va en haut du phare avec le barom&egrave;tre, on l&rsquo;attache &agrave; un cordage, on le fait glisser jusqu&#8217;au sol, ensuite on le remonte et on calcule la longueur du cordage. Celle-ci donne la hauteur du phare.&rdquo;</em></p>
<p>L&#8217;&eacute;tudiant avait raison : il avait r&eacute;pondu juste et compl&egrave;tement &agrave; la question. Mais je ne pouvais pas lui mettre ses points : dans ce cas, il aurait re&ccedil;u son dipl&ocirc;me de physique alors qu&#8217;il n&#8217;avait pas montr&eacute; de connaissances en physique. J&#8217;ai propos&eacute; de donner une autre chance &agrave; l&#8217;&eacute;tudiant en lui donnant cinq minutes pour r&eacute;pondre &agrave; la question avec l&#8217;avertissement que, pour la r&eacute;ponse, il devait utiliser ses connaissances en physique.</p>
<p>Apr&egrave;s quatre minutes, il n&#8217;avait encore rien &eacute;crit. Je lui ai demand&eacute; s&#8217;il voulait abandonner, mais il r&eacute;pondit qu&#8217;il avait beaucoup de r&eacute;ponses pour ce probl&egrave;me et qu&#8217;il cherchait la meilleure d&#8217;entre elles. Je me suis excus&eacute; de l&#8217;avoir interrompu et lui ai demand&eacute; de continuer. </p>
<p>Lorsque les cinq minutes furent &eacute;coul&eacute;es, il me r&eacute;pondit : <em>&ldquo;On place le barom&egrave;tre en haut du phare. On le laisse tomber en calculant son temps de chute avec un chronom&egrave;tre. Ensuite, en utilisant la formule x=gt2/2, on en d&eacute;duit la hauteur de la tour.&quot;</em></p>
<p>A ce moment, j&#8217;ai demand&eacute; &agrave; mon coll&egrave;gue s&#8217;il voulait abandonner. Il me r&eacute;pondit par l&#8217;affirmative et donna 20 &agrave; l&#8217;&eacute;tudiant.</p>
<p>Alors que l&rsquo;&eacute;tudiant quittait la salle, je l&#8217;ai rappel&eacute;, car il avait dit qu&#8217;il avait plusieurs solutions &agrave; ce probl&egrave;me. </p>
<p><em>&ldquo;Eh bien,</em> dit-il, <em>il y a plusieurs fa&ccedil;ons de calculer la hauteur d&#8217;un phare avec un barom&egrave;tre. Par exemple, on le place dehors lorsqu&#8217;il y a du soleil. On calcule la hauteur du barom&egrave;tre, la longueur de son ombre et la longueur de l&#8217;ombre du phare. Ensuite, avec un simple calcul de proportion, on trouve la hauteur du phare.&rdquo;</em></p>
<p><em>&ldquo;Bien</em>, lui r&eacute;pondis-je, <em>et les autres ?&rdquo;</em></p>
<p><em>&ldquo;Il y a une m&eacute;thode assez basique que vous allez appr&eacute;cier. On monte l&rsquo;escalier avec le barom&egrave;tre et, en m&ecirc;me temps, on marque au crayon la longueur du barom&egrave;tre sur le mur. En comptant le nombre de traits, on obtient la hauteur du phare en longueurs de barom&egrave;tre&hellip; Si vous voulez une m&eacute;thode plus sophistiqu&eacute;e, vous pouvez pendre le barom&egrave;tre &agrave; un cordage, le balancer comme un pendule et d&eacute;terminer la valeur de g au niveau du sol et au niveau du toit. A partir de la diff&eacute;rence de g, la hauteur du phare peut &ecirc;tre calcul&eacute;e&hellip; De la m&ecirc;me fa&ccedil;on, on attache le barom&egrave;tre &agrave; un grand cordage et, en &eacute;tant sur le toit, on le laisse descendre jusqu&#8217;&agrave; peu pr&egrave;s le niveau du sol. On le fait balancer comme un pendule et on calcule la hauteur du phare &agrave; partir de la p&eacute;riode de pr&eacute;cession.&rdquo;</em></p>
<p>Finalement, il conclut : <em>&ldquo;Il y a encore d&#8217;autres fa&ccedil;ons de r&eacute;soudre ce probl&egrave;me. Probablement la meilleure est d&#8217;aller au rez de chauss&eacute;e, trouver le gardien de phare et lui dire : &lsquo;J&#8217;ai pour vous un superbe barom&egrave;tre si vous me dites quelle est la hauteur de votre tour&rsquo;.&quot;</em></p>
<p>J&#8217;ai ensuite demand&eacute; &agrave; l&#8217;&eacute;tudiant s&#8217;il connaissait la r&eacute;ponse que mon coll&egrave;gue attendait au d&eacute;part &ndash; et moi aussi, d&rsquo;ailleurs &ndash;, c&rsquo;est &agrave; dire d&rsquo;utiliser la diff&eacute;rence de pression indiqu&eacute;e par le barom&egrave;tre en bas et en haut du phare. Il a soupir&eacute; que oui, mais qu&#8217;il en avait marre du coll&egrave;ge et des professeurs qui essayaient de lui apprendre comment il devait penser.&raquo;</p>
<p>L&#8217;&eacute;tudiant &eacute;tait <span style="color: rgb(0, 62, 129);"><strong>Niels Bohr</strong></span> et l&#8217;arbitre <span style="color: rgb(0, 62, 129);"><strong>Ernest Rutherford</strong></span>.<br />
Ernest Rutherford, prix Nobel de Chimie en 1908. Niels Bohr, prix Nobel de Physique en 1922.</p>
<p>Niels Bohr rencontra plusieurs fois Albert Einstein avec qui il eut des discussions passionn&eacute;es. L&rsquo;une d&rsquo;entre elle est rest&eacute;e c&eacute;l&egrave;bre. Niels Bohr se dispute avec Albert Einstein &agrave; propos de la r&eacute;alit&eacute; de la physique quantique. A un moment, Einstein, exc&eacute;d&eacute;, jeta &agrave; Niels Bohr : &laquo;<em>Dieu ne joue pas aux d&eacute;s !&raquo;</em> Ce &agrave; quoi Bohr r&eacute;pondit : <em>&laquo;Qui &ecirc;tes-vous, Einstein, pour dire &agrave; Dieu ce qu&#8217;il doit faire !&raquo;</em></p>
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		<title>L’ambulance et l’Aston-Martin</title>
		<link>http://Alakaluf.blogs.voilesetvoiliers.com/2009/01/15/Lambulance-et-lAston-Martin/</link>
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		<pubDate>Thu, 15 Jan 2009 10:15:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alakaluf</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[On me dit : &#171;Faut pas tirer sur une ambulance&#187;. Je r&#233;ponds : &#171;D&#8217;accord, mais que celle-ci arr&#234;te d&#8217;abord de se prendre pour une Aston-Martin toutes options &#224; la James Bond &#8211; genre : voil&#224; trois ans que je te disais, te serinais et te r&#233;p&#233;tais que j&#8217;&#233;tais une course oc&#233;anique promis &#224; un beau<a href="http://Alakaluf.blogs.voilesetvoiliers.com/2009/01/15/Lambulance-et-lAston-Martin/" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On me dit : <em>&laquo;Faut pas tirer sur une ambulance</em>&raquo;. <br />
Je r&eacute;ponds : <em>&laquo;D&rsquo;accord, mais que celle-ci arr&ecirc;te d&rsquo;abord de se prendre pour une Aston-Martin toutes options &agrave; la James Bond &ndash; genre : voil&agrave; trois ans que je te disais, te serinais et te r&eacute;p&eacute;tais que j&rsquo;&eacute;tais une course oc&eacute;anique promis &agrave; un beau plateau, un tour du monde acquis &agrave; un grand avenir international, et hop, me voil&agrave; recyclant un monotype high-tech tout carbone pour aller faire des pr&eacute;l&egrave;vements d&rsquo;eau dans les mers du Sud, et que m&ecirc;me que c&rsquo;est dr&ocirc;lement mieux et encore plus beau, cette exp&eacute;dition scientifique, et que de toute fa&ccedil;on &ccedil;a reste une course parce que si le skipper veut y aller vite, dans le Sud, pour aller remplir ses seaux, eh bien, il peut le faire !&raquo;</em></p>
<p><img border="0" src="/wp-content/blogs.dir/19/files/default_19/ads3-1.jpg" alt="" /> &nbsp; Moi, franchement, ce genre de tour, je trouve &ccedil;a moyennement dr&ocirc;le. Vous me direz : ce n&rsquo;est pas ton argent qui est en cause. Voire. C&rsquo;est le n&ocirc;tre, beaucoup d&rsquo;argent public dans cette Sol&rsquo;Oc&eacute;ane (pour ne parler que de la r&eacute;gion Basse-Normandie, pas moins de 480 000 euros sur quatre ans, de 2007 &agrave; 2010). Et puis, de toute fa&ccedil;on, la prochaine fois que quelqu&rsquo;un aura une vraie belle id&eacute;e de course, il va falloir qu&rsquo;il suive quelques cours du soir sur la force de vente pour arriver &agrave; le placer, son projet. Je connais des r&eacute;gions, des ports et des communaut&eacute;s de communes qui vont y regarder &agrave; deux fois avant de signer un papier de ce genre.</p>
<p>Le probl&egrave;me n&rsquo;est pas nouveau, finalement : il faut arriver &agrave; cr&eacute;er une course qui fasse sens, qui s&rsquo;ins&egrave;re harmonieusement dans le calendrier (d&eacute;j&agrave; bien fourni) qui existe aujourd&rsquo;hui. Denis Horeau le dit tr&egrave;s bien dans son blog : pour qu&rsquo;une course ait du succ&egrave;s, il faut qu&rsquo;elle ait une &acirc;me, qu&rsquo;elle raconte une histoire, qu&rsquo;elle r&eacute;sonne en nous, comme New York-San Francisco, la Transat anglaise ou le tour du monde par les trois caps.</p>
<p>Il y a d&eacute;j&agrave; beaucoup de tours du monde aujourd&rsquo;hui, courus en solitaire, en double ou en &eacute;quipage, avec ou sans escales, sur une ou plusieurs coques : Vend&eacute;e Globe, Volvo Ocean Race, Barcelona World Race, Troph&eacute;e Jules Verne, Velux-5 Oceans, records en solitaire, records contre les vents et les courants dominants, le tout sur 60 IMOCA, maxi-multis, Volvo 70&hellip; <br />
Pas facile, dans ces conditions, d&rsquo;imposer une nouvelle course disput&eacute;e sur monotypes de 52 pieds (que vont-ils courir d&rsquo;autres ? comment garantir leur monotypie alors que le num&eacute;ro un a d&eacute;j&agrave; 25 000 milles sous la quille et que le num&eacute;ro deux, frais sorti de chantier, a d&eacute;j&agrave; un bout-dehors diff&eacute;rent ? combien peut-on raisonnablement construire de &laquo;monotypes&raquo; de cette taille en si peu de temps, le d&eacute;part &ndash; d&rsquo;une course, d&rsquo;une exp&eacute;rience scientifique ? &ndash; &eacute;tant toujours annonc&eacute; en octobre de cette ann&eacute;e ? &agrave; partir de combien de bateaux une &eacute;preuve existe-t-elle ? quels skippers vont venir ? combien parmi eux seront connus, porteurs d&rsquo;image ? et comment passionner le grand public avec deux bateaux et aucun nom connu ?) entre Caen (je suis Normand et fier de l&rsquo;&ecirc;tre, venez pas me chercher sur ce terrain-l&agrave;, mais enfin, le trait d&rsquo;union avec les antipodes semble mince) et la Nouvelle-Z&eacute;lande (pourquoi faire, des affaires ?) et retour &agrave; Cherbourg. </p>
<p>Voyez la Barcelona World Race. Belle id&eacute;e : un Vend&eacute;e Globe en double. Volont&eacute; de trait d&rsquo;union avec les Anglos-Saxons. Mise &agrave; l&rsquo;&eacute;trier du 60 pieds IMOCA et des mers du Sud sur ces bateaux pour tout un tas de marins confirm&eacute;s qui n&rsquo;y seraient jamais all&eacute;s autrement. D&eacute;part de M&eacute;diterran&eacute;e, Barcelone, l&rsquo;Espagne, sa voile et son roi ont le vent en poupe (Valence, Alicante, Cadix&hellip;). Grosse communication de la part de la soci&eacute;t&eacute; OC Events (Ellen MacArthur), organisation millim&eacute;trique, beau barnum, plateau de qualit&eacute;. Et une course qui fait un flop retentissant. Tenez, un test : vous vous souvenez des deux vainqueurs ? Et des deuxi&egrave;mes ?<br />
Allez, le podium, pour m&eacute;moire : <em>Paprec Virbac 2</em> (Dick-Foxall), <em>Hugo Boss</em> (Thomson-Cape) et <em>Temenos 2</em> (Wavre-Paret).</p>
<p>Cela dit, je doute fort que la Sol&rsquo;Oc&eacute;ane puisse, pour sa premi&egrave;re &eacute;dition, fournir ne serait-ce que trois bateaux sur son podium&hellip;</p>
<p>Dommage : Normands et Britanniques se souviennent depuis peu qu&rsquo;ils sont cousins et implant&eacute;s le long de la m&ecirc;me mer. La Normandie est g&eacute;ographiquement et maritimement au c&oelig;ur de l&rsquo;Europe. Elle compte effectivement bien des comp&eacute;tences nautiques, que ce soit &agrave; Caen ou &agrave; Cherbourg (JMV). Alors, pourquoi pas ne pas imaginer, avec ces monotypes, une sorte de grand &laquo;Figaro&raquo; europ&eacute;en, en solo, en double ou en &eacute;quipage ? En flotte et avec quelques &eacute;preuves en match-race ? Avec des bateaux financ&eacute;s par des r&eacute;gions d&rsquo;Europe et des skippers connus ? Une sorte de Coupe d&rsquo;Europe de la course au large ? Moins loin que la Nouvelle-Z&eacute;lande, moins compliqu&eacute;. Plus facilement accessible, compr&eacute;hensible, m&eacute;diatique. <br />
Et les sir&egrave;nes, du coup, ne seraient peut-&ecirc;tre pas celle d&rsquo;une ambulance.</p>
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		<title>Les hommes du bout du monde</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Jan 2009 11:11:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alakaluf</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[L&#8217;archipel des Wollaston, par 55&#176; Sud. Le Horn, est l&#224;, dans le lointain, &#224; gauche de l&#8217;image. &#169; Alg&#233;brique du S&#233;rail. Hommes frileux qui, sur vos longues pirogues blanches, passez aux pieds des &#238;les qui furent notre terre, ayez une pens&#233;e pour nous, les hommes de ce bout du monde. Vous qui avez rebaptis&#233; ce<a href="http://Alakaluf.blogs.voilesetvoiliers.com/2009/01/04/Les-hommes-du-bout-du-monde/" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img border="0" alt="" src="/wp-content/blogs.dir/19/files/default_19/ads-2-1.jpg" /><br />
<strong><em>L&#8217;archipel des Wollaston, par 55&deg; Sud. Le Horn, est l&agrave;, dans le lointain, &agrave; gauche de l&#8217;image. <br />
&copy; Alg&eacute;brique du S&eacute;rail.</em></strong></p>
<p>
Hommes frileux qui, sur vos longues pirogues blanches, passez aux pieds des &icirc;les qui furent notre terre, ayez une pens&eacute;e pour nous, les hommes de ce bout du monde. Vous qui avez rebaptis&eacute; ce lieu de froidure et de vent du nom d&#8217;une de vos cit&eacute;s du Nord, Hoorn, ayez une pens&eacute;e pour ceux qui, pendant des milliers de g&eacute;n&eacute;rations, ont v&eacute;cu ici.</p>
<p>
Quand vos premiers vaisseaux sont arriv&eacute;s, les Anciens les ont pris pour de hauts rochers flottant sur la mer, vos officiers habill&eacute;s et poudr&eacute;s de blanc, pour des grands cormorans de haute mer. Nous avons allum&eacute; des feux sur toute la c&ocirc;te pour pr&eacute;venir notre communaut&eacute; dispers&eacute;e de cet &eacute;trange ph&eacute;nom&egrave;ne. Vous avez alors baptis&eacute; notre contr&eacute;e Terre des Fum&eacute;es. Ce nom ne plaisant pas &agrave; vos rois, vous l&#8217;avez renomm&eacute;e Terre de Feu. Vous nous avez appel&eacute; Indiens, nous qui &eacute;tions simplement <em>Yamana</em>, les Hommes. Vous nous avez donn&eacute; de la farine : nous l&#8217;avons &eacute;tal&eacute;e sur notre corps nu enduit de graisse de phoque, pensant que c&#8217;&eacute;tait du <em>tumap</em>, la poudre magique de nos c&eacute;r&eacute;monies. Vous nous avez donn&eacute; du savon : nous l&#8217;avons mang&eacute;. Vous nous avez donn&eacute; des confitures et du chocolat : nous les avons recrach&eacute;s, pensant que vous vouliez nous empoisonner, car nous ne connaissions pas le sucr&eacute;. Notre langue avait plus de soixante mots pour d&eacute;crire le malheur, et pas un seul pour exprimer le bonheur. Comment aurait-il pu en &ecirc;tre autrement ?</p>
<p>
Voici des milliers de lunes, nous habitions vers le couchant, l&agrave; o&ugrave; les hommes ont le regard fendu. Peuple pacifique, nous avons d&#8217;abord &eacute;t&eacute; chass&eacute;s vers le Nord, pays des glaces &eacute;ternelles. Un passage nous a permis de gagner vers le Levant, puis vers le Sud, dans une contr&eacute;e o&ugrave; les hommes avaient la peau rouge, le corps peint et la t&ecirc;te couverte de plumes d&#8217;aigle. Eux aussi nous ont chass&eacute;s, fl&egrave;ches et lances point&eacute;es contre nos enfants. Nous sommes encore descendus vers le Sud. Nous sommes entr&eacute;s sur le territoire des coupeurs de t&ecirc;te habill&eacute;s d&#8217;or, v&eacute;n&eacute;rant des serpents &agrave; plume et adorant le dieu Soleil. Poursuivis encore, nous avons d&ucirc; descendre jusqu&#8217;en bas de la terre. Arriv&eacute;s au bout du monde, dans ces &icirc;les inhospitali&egrave;res, les autres hommes nous ont enfin laiss&eacute;s tranquilles. Qui pourrait habiter l&agrave;, de toute fa&ccedil;on ?</p>
<p>
Ici r&egrave;gnent les vents fous et les vagues blanches de col&egrave;re. Ici r&egrave;gnent le froid et la neige. Ici nagent les baleines g&eacute;antes et les orques mangeuses d&#8217;homme. Ici planent les albatros qui attaquent les nouveaux-n&eacute;s laiss&eacute;s sans protection. Nous avons creus&eacute; les troncs des h&ecirc;tres qui poussent malgr&eacute; le vent, construit des canots, mis notre feu dedans, une femme et deux enfants, et nous avons fait n&ocirc;tres ces morceaux de terre noire. Nos femmes nues plongeaient dans l&#8217;eau glaciale pour cueillir les cholgas, ces moules g&eacute;antes dont nous jetions les coquilles vides au pied de nos maigres huttes. Aujourd&#8217;hui recouvertes de terre, elles forment de longs tumulus qui ondulent comme des vagues sous les herbes du rivage. Nous changions de camp et d&#8217;&icirc;le selon la saison. Quand une baleine s&#8217;&eacute;chouait dans une anse, des feux pr&eacute;venaient la communaut&eacute;. Tous les canots se r&eacute;unissaient pour c&eacute;l&eacute;brer la mort du g&eacute;ant et l&#8217;abondance de la viande. Nos enfants buvaient le lait du phoque et nous posions nos morts &agrave; la surface de la terre avant de br&ucirc;ler leurs ossements.<br />
&nbsp;</p>
<p><img border="0" alt="" src="/wp-content/blogs.dir/19/files/default_19/ads-2-2.jpg" /></p>
<p><strong><em>Le Horn, un jour de beau temps. 25 n&oelig;uds d&#8217;Ouest et quatre m&egrave;tres de houle.<br />
&copy; Alg&eacute;brique du S&eacute;rail.</em></strong></p>
<p>Et puis, vous &ecirc;tes venus. Vous nous avez trouv&eacute; laids et semblables &agrave; des brutes. Vous nous avez impos&eacute; des v&ecirc;tements et un Dieu de souffrance, nous qui ne connaissions qu&#8217;elle. Vous avez ramen&eacute; certains des n&ocirc;tres dans vos pays lointains, changeant leur nom, brisant leurs convictions. Vous avez m&ecirc;me expos&eacute; une famille derri&egrave;re des barreaux, au c&oelig;ur de l&#8217;une de vos grandes cit&eacute;s, baptis&eacute;e Paris, dans un jardin o&ugrave; vous mettiez en cage des animaux &eacute;tranges. Bien peu d&#8217;entre vous ont tent&eacute; de comprendre notre langue rauque et liquide, faite de roches dures et d&#8217;eau froide. Ushuaia &ndash; &laquo;<em>la baie qui ouvre au sud&raquo;</em> &ndash; &eacute;tait le nom d&#8217;un de nos campements. Vous nous avez rassembl&eacute; dans de hautes habitations de pierre. D&#8217;&eacute;tranges maladies nous ont d&eacute;cim&eacute;s. Nous n&#8217;avons pas tent&eacute; de r&eacute;sister. Nous nous sommes laiss&eacute;s mourir plut&ocirc;t que de vivre &agrave; votre fa&ccedil;on&hellip;</p>
<p>
Hommes frileux qui passez sur vos grandes pirogues au pied d&#8217;un de vos mythes, l&agrave;-bas, en bas du monde, songez un instant aux miens. Ces &icirc;les de l&eacute;gende et de souffrance ont &eacute;t&eacute; n&ocirc;tres. Il n&#8217;en reste que quelques silex taill&eacute;s abandonn&eacute;s dans les algues g&eacute;antes et des cimeti&egrave;res de coquillages enfouis sous la terre. Mais, dans le vacarme du vent qui hurle sans rel&acirc;che, peut-&ecirc;tre entendrez-vous les chants tristes de mon peuple.</p>
<p>
<img border="0" src="/wp-content/blogs.dir/19/files/default_19/ads-2-3.jpg" alt="" /> &nbsp;<br />
<strong><em>Caleta Lennox. Et des arbres tordus, &eacute;chevel&eacute;s, bas, qui racontent si bien le vent.<br />
&copy; Alg&eacute;brique du S&eacute;rail.</em></strong></p>
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		<title>Langue de bois plutôt que gueule du même métal ?</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Dec 2008 17:25:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alakaluf</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[C&#8217;est tomb&#233; aujourd&#8217;hui m&#234;me &#224; 10 heures 26 sonnantes sur le portable d&#8217;un de mes amis journalistes (oui, j&#8217;en ai, mais on reparlera un autre jour si vous voulez bien). Ah, les mailing-lists ! Inscrivez-vous &#224; l&#8217;une d&#8217;elles et &#8211; drrring ! (ou bip ou boing ou autre, &#231;a d&#233;pend de votre portable et de<a href="http://Alakaluf.blogs.voilesetvoiliers.com/2008/12/14/Langue-de-bois-plutot-que-gueule-du-meme-metal/" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est tomb&eacute; aujourd&rsquo;hui m&ecirc;me &agrave; 10 heures 26 sonnantes sur le portable d&rsquo;un de mes amis journalistes (oui, j&rsquo;en ai, mais on reparlera un autre jour si vous voulez bien). Ah, les mailing-lists ! Inscrivez-vous &agrave; l&rsquo;une d&rsquo;elles et &ndash; <em>drrring !</em> (ou <em>bip</em> ou <em>boing</em> ou autre, &ccedil;a d&eacute;pend de votre portable et de vos go&ucirc;ts musicaux), c&rsquo;est l&rsquo;actualit&eacute; elle-m&ecirc;me en personne qui vient, d&eacute;barque, qui vous sonne, qui vous somme. Surtout que, dans le cas pr&eacute;sent, l&rsquo;actualit&eacute;, en plus, avait la bonne id&eacute;e d&rsquo;&ecirc;tre en avance sur son temps. Le titre ? Sobre. <em>&laquo;Nautic 2008 : 260 000 visiteurs !&raquo;</em> Le d&eacute;but du communiqu&eacute; ? Tout aussi classique. <em>&laquo;Le Nautic 2008, Salon nautique de Paris, ferme ses portes sur un bilan positif&hellip;&raquo;</em> </p>
<p><img border="0" alt="" src="/wp-content/blogs.dir/19/files/default_19/ads-1-1.jpg" /> L&agrave;, &eacute;videmment, j&rsquo;ai lev&eacute; la t&ecirc;te de l&rsquo;&eacute;cran mobile de mon pote et j&rsquo;ai regard&eacute; un peu partout autour de moi. En ce dimanche matin, j&rsquo;y &eacute;tais, au Salon nautique de Paris, et je ne voulais pas me faire enfermer, pas de blague ! Mais non, pas de mouvement de foule, aucune panique. Bon. &laquo;<em>Une bonne nouvelle dans le contexte actuel&raquo;</em>, continuait le communiqu&eacute;. C&rsquo;est vrai, &ccedil;a, le Salon ferme avec une journ&eacute;e d&rsquo;avance, aucune panique, c&rsquo;est bien. Comme quoi, les gens, s&rsquo;ils sont inform&eacute;s, sont pr&ecirc;ts &agrave; &ecirc;tre raisonnables&hellip; </p>
<p>Suivaient, toujours dans le communiqu&eacute;, des expressions assez famili&egrave;res, qu&rsquo;on a d&eacute;j&agrave; lues ou entendues souvent, &agrave; propos de pas mal de salons, de manifestations, d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements, de colloques, de r&eacute;unions, de d&eacute;bats, de sommets, de congr&egrave;s : <em>&laquo;dynamisme&raquo;</em>, <em>&laquo;grand rendez-vous&raquo;, &laquo;international&raquo;, &laquo;succ&egrave;s&raquo;, &laquo;bilan positif&raquo;</em>, je crois m&ecirc;me qu&rsquo;il y avait le mot <em>&laquo;incontournable&raquo;</em>, c&rsquo;est dire si tous les clich&eacute;s &eacute;taient venus &agrave; Paris, eux aussi. Peut-&ecirc;tre pas aussi nombreux que les visiteurs, mais pas loin.</p>
<p>De deux choses l&rsquo;une, en tout cas : ou bien les r&eacute;dacteurs de la chose avaient anticip&eacute; les visiteurs &agrave; venir en ce dimanche et les avaient donc compt&eacute;s &agrave; l&rsquo;avance, ou bien ils avaient consid&eacute;r&eacute; qu&rsquo;ils ne seraient pas assez nombreux pour changer la donne. Dans un cas comme dans l&rsquo;autre, moi, matinal et dominical visiteur du Salon, j&rsquo;avais de toute fa&ccedil;on l&rsquo;impression de compter pour des prunes. J&rsquo;aurais finalement d&eacute;cid&eacute; de rester au chaud devant mon sapin, aucune diff&eacute;rence dans le calcul global de la fr&eacute;quentation : de toute fa&ccedil;on, &laquo;ils&raquo; savaient, &laquo;ils&raquo; avaient tout pr&eacute;vu. Merci, &ccedil;a encourage l&rsquo;effort, tout &ccedil;a.</p>
<p>Mais le communiqu&eacute; comportait une autre math&eacute;matique consid&eacute;ration propre &agrave; &eacute;tonner quiconque sait compter sur ses doigts. C&rsquo;est presque un cas d&rsquo;&eacute;cole, langue et calcul m&ecirc;l&eacute;s : <em>&laquo;Le Nautic se maintient au premier rang des salons internationaux gr&acirc;ce &agrave; une fr&eacute;quentation soutenue (-5 %).&raquo;</em> Outre la bizarrerie de calcul (chiffres annonc&eacute;s en 2007 : 270 000 ; cette ann&eacute;e : 260 000 &ndash; cherchez l&rsquo;erreur&hellip;), voil&agrave; qui prouve encore, &agrave; ceux qui en douteraient, la richesse et les subtilit&eacute;s de notre belle langue fran&ccedil;aise. D&rsquo;une chose qui baisse, on peut arriver &agrave; affirmer qu&rsquo;elle se maintient. <br />
Surtout que cela ne date pas d&rsquo;hier : il fut une &eacute;poque &ndash; pas si lointaine, moins de dix ans !&ndash; o&ugrave; l&rsquo;on annon&ccedil;ait fi&egrave;rement <em>&laquo;plus de 300 000 personnes&raquo;</em> au Salon de Paris. A force de fr&eacute;quentation &laquo;soutenue&raquo;, il va effectivement falloir faire quelque chose pour soutenir les visiteurs eux-m&ecirc;mes. Peut-&ecirc;tre commencer par compter les visiteurs du dimanche, m&ecirc;me si, franchement, ceux-ci pourraient faire autre chose ce jour-l&agrave; plut&ocirc;t que compliquer le travail de tout le monde, c&rsquo;est un fait. <br />
Tiens, une autre id&eacute;e en passant : se d&eacute;barrasser de cette nouvelle appellation &laquo;Nautic&raquo;, si toc, si fade, si plouc, si pauvrement dans le vent d&rsquo;une anglo-saxonnisation de nos moindres faits et gestes. Quand on croise quelqu&rsquo;un, on lui demande : <em>&laquo;On se voit au Salon ?&raquo;</em> Et tout est dit. S&ucirc;rement pas : &laquo;<em>Tu vas au Nautic ?&raquo;</em>, qui sonne, allez savoir pourquoi, comme aller au dentiste ou au taureau.</p>
<p>Question langue, justement. Un petit chef-d&rsquo;&oelig;uvre, toujours dans ce m&ecirc;me communiqu&eacute;. Ou, plus exactement, une autre raison de se r&eacute;jouir pour les exposants, les professionnels, les visiteurs, les lecteurs de ce communiqu&eacute; de presse r&eacute;solument optimiste : &laquo;<em>La part croissante de femmes font de ce salon un v&eacute;ritable rendez-vous de l&rsquo;art de vivre</em> (outre la formulation, a&eacute;rienne, le rapport entre les deux termes de la phrase est &eacute;blouissant &ndash; l&rsquo;auteur du communiqu&eacute; sous-entend-il que ce sont les femmes qui mettent toutes ces jolies fleurs dans les carr&eacute;s des bateaux et servent de si d&eacute;licieux caf&eacute;s sur les stands de la porte de Versailles ? D&eacute;veloppez)<em>, gr&acirc;ce &agrave; la mise en valeur du design et du d&eacute;veloppement durable&raquo;</em>. <br />
Oui, mieux vaut relire depuis le d&eacute;but, et en laissant de c&ocirc;t&eacute; ce qui est entre paranth&egrave;ses. Allez-y, je vous attends&hellip; Oui ? Non. Non, toujours pas tr&egrave;s clair, hein. En fait, &ccedil;a devait &ecirc;tre une sorte de concours interne, au d&eacute;part : <em>&laquo;Mettez dans une m&ecirc;me phrase, qui semble se tenir et faire sens, les mots suivants : femme, art de vivre, design, d&eacute;veloppement durable&raquo;</em>. Bravo au vainqueur, en tout cas. Difficile &agrave; surpasser.</p>
<p>Arriv&eacute; l&agrave;, je n&rsquo;avais lu que le premier quart du communiqu&eacute; et, d&eacute;sirant tout de m&ecirc;me visiter quelques bateaux avant d&rsquo;&ecirc;tre mis dehors au nom du fait que, de toute fa&ccedil;on, on m&rsquo;avait d&eacute;j&agrave; comptabilis&eacute; (et alors m&ecirc;me que je n&rsquo;avais rien pour faire de ce salon un v&eacute;ritable rendez-vous de l&rsquo;art de vivre), j&rsquo;ai survol&eacute; le reste du texte. J&rsquo;ai bien fait, les points culminants suffisant &agrave; se faire une id&eacute;e : <em>&laquo;exposants qui ont majoritairement retrouv&eacute; le sourire&raquo;&hellip;, [&hellip;] &laquo;Salon qui a d&eacute;pass&eacute; toutes les attentes&raquo;&hellip;,&nbsp;</em> (attention, l&agrave;, on prend son &eacute;lan) <em>&laquo;&eacute;valuation des transactions r&eacute;alis&eacute;es aupr&egrave;s d&#8217;un &eacute;chantillon repr&eacute;sentatif des diff&eacute;rents secteurs des industries nautiques &agrave; quelques pourcents pr&egrave;s identique &agrave; celle r&eacute;alis&eacute;e lors de l&#8217;&eacute;dition pr&eacute;c&eacute;dente&raquo;</em>. </p>
<p>Que des choses positives, donc. Tant mieux ! La crise et la sinistrose ne passeront pas par la plaisance, qu&rsquo;on se le dise ! Et si l&rsquo;on annonce d&eacute;j&agrave; le Salon 2009 &agrave; la fin de ce communiqu&eacute;, c&rsquo;est pour souligner combien il lui sera difficile de rivaliser en terme de dynamisme et de souffle &ndash; si l&rsquo;on pense &agrave; la prose que celui-ci aura g&eacute;n&eacute;r&eacute;, en effet, il va falloir s&rsquo;accrocher. </p>
<p>Quoi qu&rsquo;il en soit, j&rsquo;ai compris la raison de cette annonce dominicale anticip&eacute;e, voire pr&eacute;cipit&eacute;e : par les temps qui courent, une bonne nouvelle, on ne la garde pas pour soi. Et tant de bonheur, &ccedil;a se partage.<br />
Vite.</p>
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